Seminaire du mardi 15 novembre 2016


Arthur Rimbaud 


L’action, l’ennui, l’ailleurs, la création

Par Daniel Desmedt, chef de service de psychiatrie des Hôpitaux Iris Sud

Né à Charleville en 1854, Arthur Rimbaud est d’abord un élève brillant, distingué pour ses compositions latines. Il devient un adolescent fugueur, qui cherche à échapper à l’ennui en se réfugiant dans la poésie. Découvert par Paul Verlaine, il est accueilli à Paris dans le petit cercle des poètes d’avant-garde. Il séduit par ses audaces fulgurantes, décourage ses amis par ses comportements insupportables. Il vit un amour passionné avec Verlaine, lequel finit dans une prison bruxelloise pour lui avoir tiré dessus…. Rimbaud renonce à la littérature et disparaît.
On le retrouve à Aden ou en Abissynie, commerçant de café et trafiquant d’armes.

Toute sa vie, il cherche un ailleurs et passe avec obstination de l’éblouissement à l’ennui.

« Je est un autre » écrivait-il . Mais comment vivre avec cet autre ?

Séminaire du mardi 19 janvier 2016


Le modèle trigénérationnel de Maurizio Andolfi


 
 
Par Isabelle Favry, psychologue

Andolfi.jpg

La thérapie familiale n’est apparue en Italie que dans les années 1967-1968. Maurizio Andolfi, membre de l’école de Rome, est un des psychiatres qui a participé à ce mouvement.

Le modèle d’Andolfi est un modèle trigénérationnel. Il prend en compte non seulement l’histoire personnelle du patient, mais aussi celle des parents et celles des relations qu’ils ont entre eux, ainsi qu’avec leurs familles d’origine respectives.

Les difficultés de l’enfant étant toujours des difficultés de la famille dans son ensemble, il va inviter l’enfant à être son cothérapeute dans le processus familial. À travers ce processus, Maurizio Andolfi invite les membres de la famille à utiliser leurs compétences et à reprendre le contrôle de leurs propres vies.

« la thérapie familiale est la meilleure des thérapies individuelles »


Le séminaire, animé par Isabelle Favry, se déroulera autour de séances filmées de thérapie familiale.

Qui sont les mères infanticides?

Jean-Luc VIAUX

Qui sont les mères infanticides? Peut-on donner un sens à leurs actes ? Comment penser ce qui, aujourd'hui, nous parait inimaginable ?

Séminaire du mardi 20 octobre 2015


la mère du petit poucet

Qui sont les mères infanticides?
Peut-on donner un sens à leurs actes ?
Comment penser ce qui, aujourd'hui, nous parait inimaginable ?

Vous pourrez suivre excellente conférence du Pr Jean-Luc VIAUX sur canalU

Séminaire du mardi 15 septembre 2015


La nef des fous

Long métrage Documentaire -
Ecrit et réalisé par Eric D'Agostino & Patrick Lemy (2015)

Néon rouge production
Participation volontaire

La nef des fous, c’est le surnom de l’annexe psychiatrique de la prison de Forest. Là sont internés des hommes qui ont été jugés irresponsables. Un internement sans fin prévu pour des actes délinquants parfois bénins.

C’est aussi un reportage qui nous plonge au cœur de ce monde presque inhumain et nous fait entendre les espoirs de ces hommes.



Séminaire du mardi 16 septembre 2014

A l'école d'un potager

Vécu d'un potager psychiatrique



Si vous survolez l’hôpital Molière Longchamp, vous pourrez voir quelques tomates dans une de ses cours. C’est le potager de l’unité de psychiatrie. Il existe depuis 2013.

Pourquoi faire un potager dans une unité de psychiatrie ?
Qu'est-ce qu'un potager a de particulier par rapport à une autre activité ?
Comment cette expérience s'inscrit-elle dans les relations ?
Patients soignants, qu'en disent-ils ?

Nous avons eu envie de vous raconter notre expérience.

Séminaire collectif :

Danielle Hanssens (infirmière psychiatrique), Moussa Dikho (infirmier psychiatrique), Isabelle Favry (psychologue), Anne-Marie Hassoun (psychologue). Avec l'intervention de Daniel Desmedt(psychiatre, chef de service de psychiatrie (HIS), photographe)


Un article dans le soir du 01/09/2015 ici

Une passion intraitable

Daniel Desmedt


Steve Jobs ou l'éloge de la manie

Nous vivons une drôle d'époque.

By mylerdude (Flickr) [CC-BY-2.0, via Wikimedia Commons Certains se targuent d'avoir des milliers d'amis, qu'ils n'ont jamais vus. D'autres vivent des relations amoureuses sans se toucher, sans respirer l'odeur d'un corps. L'ère est à la communication, mais on ne s'entend plus. L'intimité s'affiche sur des murs qui n'existent pas, aussi fugaces que l'image qui la porte, ici ou à l'autre bout du monde, mais n'est plus garantie par rien. Les photos ne se sont plus attendre, mais doivent être instantanément envoyées à des spectateurs qui n'ont probablement rien demandé. On cherche son futur amoureux sur une page de catalogue, et il ne sera choisi que s'il s'est paré de ses plus beaux atours, factices ou réels, peu importe. Il prend le risque d'être choisi, élu, convoité un instant ou une semaine, et jeté aussi rapidement. Une des dernières modes est un site où l'on fait défiler les visages de ceux qui s'y sont inscrits, en cochant si ils plaisent ou pas : la coïncidence des coups de coeur peut conduire à un échange, mais sinon c'est l'oubli, l'ignorance, la poubelle, l'atteinte au narcissisme.

Séminaire du mardi 21 janvier 2014


De la passion à la passion du jeu

Serge Minet était Thérapeute clinicien et fondateur de la Clinique du jeu pathologique de l'hôpital Brugmann (ULB). Il est l'auteur de « Ne dites pas à mon fils que je joue – Une logique de la dépendance. » Editions Racine.

Aussi comédien, il a créé un modèle thérapeutique qui utilise les arts de la scène et du théâtre.

Une maladie de la modernité

Passion des jeux de hasard et d’argent, passion des jeux de rôles sur Internet, passion de la fièvre acheteuse, passion de la passion. La démesure de ces passions, qui sont aussi des passions avec l’extrême, nous raconte des histoires exceptionnelles qui arrivent à des gens ordinaires.

L’accompagnement psychologique les aide à lutter contre la toute-puissance de leur passion. Mais comment transmettre, au terme d’une longue pratique clinique, le colloque singulier qui se tient avec ces hommes et ces femmes fatigués par leur passion ?

Transmettre, c'est prendre le risque de dévoiler le lien particulier qui se tisse entre le thérapeute et le patient, dans l’antre des secrets. Si la thérapie est un chemin initiatique pour le patient, c’est une école d’ouverture d’esprit, d’humilité et de persévérance pour le thérapeute.


2013 - Bonne année 2.jpg


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Photo de Liliane Roubaudi sous licence CC

Séminaire du mardi 18 juin 2013

Psychisme et chirurgie bariatrique

Isabelle Favry et Anne-Marie Hassoun, psychologues et psychothérapeutes.

Isabelle Favry a eu plusieurs occasions de suivre des patients ayant vécu une chirurgie bariatrique.

Anne-Marie Hassoun voit des patients hospitalisés, elle les rencontre généralement après l'intervention chirurgicale. Elle suit en ambulatoire ceux qui le souhaitent.

Ni l’une, ni l’autre nous n'avons jamais participé au processus de sélection qui précède cette chirurgie. Nous intervenons après. C’est donc d’une position particulière que nous parlerons de la part du psychisme dans la chirurgie bariatrique.

    Quelle est la place d'un psychologue ou d'un psychiatre dans ce travail ?
    Quelle est la place de la vie psychique dans les problèmes d'obésité ?
    Quelle est la place de la vie psychique dans les complications postchirurgicales de la chirurgie bariatrique ?
    Dans les échecs de la chirurgie ?

Nous vous proposerons des pistes de réflexions et des hypothèses de recherches dans le domaine.

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