Séminaire du mardi 19 juin 2012

l'histoire du travail social en Belgique

Virginie Bertinchamps, assistante sociale chef.

Au cours de cette année consacrée à l'histoire de la psychiatrie, nous avons souvent constaté l'intrication entre les soins psychiatriques et le contexte social ou politique. Peut-on soigner la souffrance psychique sans tenir compte de la situation sociale du patient ? Peut-on ignorer que l'on soigne un patient dans un contexte politique ?

Virginie Bertinchamps nous parlera de l'histoire de l'aide sociale en Belgique. Que représente le travail social ? Comment a-t-il été vu par la société ? Quelle est la place de l'assistante sociale aujourd'hui ?

Au dix-huitième siècle, on ne parle pas encore de travail social, mais de charité. La charité est un devoir chrétien. Le bourgeois aide les pauvres et les démunis, en en espérant une récompense au ciel.

Au dix-neuvième siècle, au vingtième, période de luttes politiques, les pauvres revendiquent des droits plutôt que la charité. Ils ne veulent plus dépendre du bon vouloir de leur bienfaiteur, mais exigent que leur travail soit correctement rémunéré. L'état social démocrate se développe, le travail social naît.

Plus récemment encore, le bien-être, au travail ou dans la vie quotidienne, est devenu une préoccupation grandissante. Le travailleur social peut être sollicité dans de nouveaux domaines.

Au fur et à mesure de cette évolution, le statut de « l'aide sociale » change. Elle devient une profession à part entière. Des écoles sont créées et des assistants sociaux sont formés.

De la bourgeoise désœuvrée qui aide « ses pauvres » à l'assistante sociale, l'histoire de l'aide sociale est évoque la manière dont la société voit les personnes fragilisées. Elle est un bon indicateur de son éthique sociale.

Séminaire du mardi 15 mai 2012

Connaissez-vous Lacan ?

Animé par Daniel Desmedt, psychiatre, chef de service

Lacan a marqué la psychanalyse francophone du 20° siècle. Certains le considèrent comme le plus grand psychanalyste de cette époque, d'autres comme un charlatan. Il a été adoré et haï. Mais qui était-il ?

Nous verrons le DVD de Gérard Miller, « Rendez-vous chez Lacan »

Gérard Miller, qui connaissait bien Lacan, nous le fait découvrir à travers des témoignages de patients, d'élèves, et de proches. Il pénètre dans son cabinet et son appartement, reproduit les rares photographies qui existent. Une occasion de mieux cerner, l'homme et ses apports.

Séminaire du mardi 17 janvier 2012

Le Musée Dr. Guislain, un musée sur la psychiatrie

Patrick Allegaert, directeur artistique
Yoon Hee Lamot, expositions et projets internationaux

À Gand, le Dr. Joseph Guislain (1797-1860) libéra les fous de leurs chaînes et organisa la psychiatrie moderne avec le chanoine Triest et les Frères de la Charité. L’ancien Hospice Guislain, le premier asile belge, abrite le Musée Dr. Guislain.

L’histoire de la psychiatrie y est abordée dans la collection permanente et dans les expositions thématiques temporaires.

Séminaire du mardi 20 décembre 2011

Histoires autour de la folie

Paule MUXEL Réalisation, Montage, Bertrand DE SOLLIERS Réalisation, Montage, Agnès GODARD Photographie,
Stéphane THIÉBAUD Prise de son, M. DE S. FILMS Maison Prod, SKYLINE Maison Prod, F.R.3. Maison Prod.

Nous continuerons notre voyage dans l'histoire de la psychiatrie à travers les témoignages que Paul Muxel et Bertrand de Solliers ont recueillis autour de Ville-Evrard

Années 1980, l'hôpital a changé, de nouvelles structures permettent une meilleure insertion dans la ville. Tout n'est pas simple pour autant. Comment vivre dans une société elle même en pleine mutation. Sans asile, le "fou" vit une autre sorte d'isolement à l'intérieur de la ville, celle de sa différence - "l'inquiétante étrangeté de l'être".
(texte inspiré de la jaquette du dvd)

Attention, le séminaire se tiendra exceptionellement dans l'unité de psychiatrie.



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Séminaire du 17 avril 2012

Introduction à la dynamique des groupes en ligne

Yann Leroux,psychologue et psychanalyste.

Yann Leroux a appelé son site « psy et geek ». Geek, il est né sur internet un jour de juin 1997 et n'hésite pas à dire qu'il aime jouer en ligne. Psychologue, psychanalyste, il s'est intéressé à la dynamique des relations sur internet et à la possibilité d'utiliser les jeux en ligne dans les thérapies avec les enfants.

Son axe de travail principal est la groupalité sur Internet : comment se forme-t-elle ? Quelles en sont les dynamiques ? Sont-elles similaires à celles des groupes hors ligne ?



Introduction à la dynamique des groupes en ligne

Autrefois vécu comme un espace autre, l’internet est aujourd’hui au centre de nos vies. Il est un espace dans lequel des éléments professionnels et personnels de nos vies sont déposés et, souvent, ouverts aux commentaires. Nous nous y lions et nous nous séparons des autres.

Si la sociabilité en ligne prend de nouvelles formes, l’Internet a toujours été un espace groupal. Cette dimension était présente dès sa construction et a sans doute été un élément qui a présidé à son succès. Nous formons en ligne des groupes et notre vie sur le réseau est animée par les mêmes mouvements que ce que nous pouvons vivre dans nos groupes familiaux, professionnels ou de loisirs.

Les caractéristiques du cyberespace donnent à cette vie groupale une coloration particulière. La multitude, l’absence de face à face, l’interdiscursivité favorisent des mouvements de régression. Cette régression peut être mise au service de la créativité de chacun et du groupe. Elle peut aussi faire le lit de l’agressivité, de la violence, voire même de la perversion.

La figure du troll, personnage participant à une discussion dans la seule fin de créer une polémique stérile et sans fin, permettra d’aborder ces questions.

Séminaire du mardi 20 mars 2011

Psytoyens, une association d'usagers de la psychiatrie

Marianne Lefevre usagère en santé mentale et membre de l'ASBL Psytoyens.,
Annick Toussaint, psychologue chargée du projet Participation à Psytoyens.

Nous recevrons des membres de l'association Psytoyens. qui viendront nous parler de leurs activités :

« En Wallonie et à Bruxelles, des usagers et ex-usagers des services de la santé mentale se réunissent et s’organisent.
Ils peuvent ainsi et se tenir au courant des aides disponibles et faire ensemble ce qu’ils n'auraient peut-être pas fait seuls.

Psytoyens rassemble ces associations, pour les promouvoir, pour les soutenir, mais aussi pour informer les usagers et défendre leurs intérêts auprès des pouvoirs publics. »

Séminaire du mardi 15 novembre 2011

Le WOPS de nuit

Nadine Demoortel, directrice administrative du Wops

Dans les années 60, les professionnels de la santé mentale ont ouvert le champ de l’ambulatoire et de l’extra hospitalier. Ils ont choisi de le faire, autant que possible, sans soustraire les patients de leur milieu de vie, comme l'avait fait les hôpitaux et les asiles.

Deux idées motrices :
  • L’institution peut cristalliser une symptomatologie plutôt que favoriser une guérison.
  • Il faut cesser de mettre les patients à l’écart de nos parcours de vie, de notre quotidien, cesser de les stigmatiser.

On assiste donc à la création d’autres institutions complémentaires à l’ensemble des offres hospitalières, complémentaires, mais pas en opposition avec celles-ci !

Les premiers lieux à s’ouvrir sont les centres de santé mentale ; puis on a vu émerger les centres comme le nôtre, des centres conventionnés INAMI. Plus tard suite à la reconversion des lits, on verra s’ouvrir des IHP et des MSP.

Les conventions INAMI.

L'INAMI va accepter un nouveau créneau, celui de la réadaptation psycho-sociale. Des centres vont se créer en s’insérant dans le créneau ouvert par les mouvements mutualistes (fin 1960 débuts 1970). Ce mouvement a mis en évidence que le modèle médical classique est imparfait en ce sens qu'il ne permet pas à une personne de revenir à la « normale ». Pour cela, d'autres besoins doivent être pris en charge et il faut un soutien plus long pour réintégrer le patient dans le circuit de tout le monde, celui là même qui produit des cotisations sociales.

Ceci connote cette approche, elle vise, au moins en partie, un retour à la normale. Le but de cette revalidation est très clairement du domaine de l’autonomie personnelle, de la situation d’habitation ou de celui des activités professionnelles.

En finançant des modes d’intervention ne relevant pas stricto sensu du traitement médical classique (projets globalisants Psycho Socio thérapeutiques), l’Inami va permettre de répondre à la prise en compte de difficultés induites par les problématiques psychiatriques à savoir les conséquences majeures et durables que cela peut entraîner sur l’ensemble de la vie de la personne (famille, étude, travail, ressource, statut ,lieu de vie).

Ces offres sont le plus souvent partielles, leurs modalités de présence étant liées au projet introduit à l’INAMI (centre de jour, 24 h/24, centre de nuit, internat), leur fréquentation est limitée dans le temps.

Le Wops de nuit est une structure particulière, c’est une structure partielle, mais de nuit. En parler dans le fil de la contextualisation faite si dessus nécessite :

  • de revenir sur ce mandat de réadaptation psycho sociale
  • d’expliciter, comment notre institution avec ce mandat pense une prise en charge
  • de vous livrer quelques parcours, quelques séjours…..

Séminaire du mardi 18 octobre 2011

Histoires autour de la folie - année 50 - 70

Quelle approche possible pour une psychiatrie respectueuse de la personne ?

Paule MUXEL Réalisation, Montage, Bertrand DE SOLLIERS Réalisation, Montage, Agnès GODARD Photographie,
Stéphane THIÉBAUD Prise de son, M. DE S. FILMS Maison Prod, SKYLINE Maison Prod, F.R.3. Maison Prod.

Nous continuerons notre voyage dans l'histoire de la psychiatrie à travers les témoignages que Paul Muxel et Bertrand de Solliers ont recueillis autour de Ville-Evrard

La guerre a fait des ravages dans les asiles, les « fous » sont morts de faim. Quand les déportés sont revenus des camps de concentration et ont parlé de leurs expériences, celles-ci se sont avérées si proches de la vie asilaire et si scandaleuses, qu'elles confortent les soignants dans leur révolte. Le choc sera salutaire et permettra une évolution du regard médical et social sur l'asile.

La psychiatrie cherche d'autres approches plus respectueuses des personnes. On met en place de nouvelles structures qui permettent aux malades mentaux de vivre dans la cité, en dehors de l'univers asilaire.

L'asile devient hôpital psychiatrique, les relations entre soignants sont remises en questions. Les traitements médicamenteux qui commencent à avoir un effet soulèvent de nouvelles questions.



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Séminaire du mardi 20 septembre 2011

Histoires autour de la folie, mémoires d'asile

Paule MUXEL Réalisation, Montage, Bertrand DE SOLLIERS Réalisation, Montage, Agnès GODARD Photographie, Stéphane THIÉBAUD Prise de son, M. DE S. FILMS Maison Prod, SKYLINE Maison Prod, F.R.3. Maison Prod.

Nous commenceront l'année par une évocation de l'état de la psychiatrie au sortir de la guerre de 1940. La question de la sorcellerie n'est que reportée, elle sera évoquée dans le courant de l'année.

Depuis la Deuxième Guerre mondiale, les traitements psychiatriques ont beaucoup évolué: à l'enfermement hérité du 19ème siècle s'est substituée la volonté de réinsertion, tandis que le regard médical et social sur la folie évoluait.

Mais comment vivait-on dans les « Asiles de Fous » ? Que faisait-on sans médicaments, sans réels traitements ? Quel était l'univers de vie dans ces lieux d'enferment ? La période de la Seconde Guerre mondiale, a été terrible, famine, mortalité qui aurait été évitable, pourquoi ?

Ville-Evrard, en région parisienne, est un hôpital de santé mentale modèle, tel qu'on les concevait voici plus d'un siècle. Paul Muxel et Bertrand de Solliers donnent la parole à certains de ceux qui y ont vécu ou travaillé, retraçant ainsi la genèse de l'histoire psychiatrique occidentale.
(texte inspiré de la jaquette du dvd)

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Séminaire du mardi 17 mai 2011

Prendre contact avec un « psy » ? Prendre contact avec un patient ?

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Prendre un premier rendez-vous avec un « psy »
. Choisir son thérapeute. Oser parler de soi, se dire... Avant de commencer une thérapie, le patient fait un cheminement que l'on connaît mal.

Dans son film « la première séance » (présenté par Tvidéo France 3), Jacques Miller nous offre des témoignages d'analysés. Ceux-ci nous parlent de leurs vécus, des rencontres ratées ou réussies, du cabinet, de la poignée de main du thérapeute. De toute cette série de petites et grandes choses qui vont permettre ou non une rencontre fructueuse.

Répondre à la demande d'un « psy » venu vous voir dans votre chambre d'hôpital. Le voir à la demande d'une équipe, dans un cadre hospitalier. Se voir attribuer un psychiatre, une référente. Cela peut surprendre le patient qui ne l'a parfois pas même imaginé. Il n'a pas choisi le moment, le thérapeute. Il n'a pas eu l'occasion de faire ce cheminement préalable. Nous le bousculons.

Nous vous proposons une réflexion sur les premiers entretiens à partir de ces témoignages.

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