Annonces des séminaires

Séminaire du mardi 20 mars 2011

Psytoyens, une association d'usagers de la psychiatrie

Marianne Lefevre usagère en santé mentale et membre de l'ASBL Psytoyens.,
Annick Toussaint, psychologue chargée du projet Participation à Psytoyens.

Nous recevrons des membres de l'association Psytoyens. qui viendront nous parler de leurs activités :

« En Wallonie et à Bruxelles, des usagers et ex-usagers des services de la santé mentale se réunissent et s’organisent.
Ils peuvent ainsi et se tenir au courant des aides disponibles et faire ensemble ce qu’ils n'auraient peut-être pas fait seuls.

Psytoyens rassemble ces associations, pour les promouvoir, pour les soutenir, mais aussi pour informer les usagers et défendre leurs intérêts auprès des pouvoirs publics. »

Séminaire du mardi 15 novembre 2011

Le WOPS de nuit

Nadine Demoortel, directrice administrative du Wops

Dans les années 60, les professionnels de la santé mentale ont ouvert le champ de l’ambulatoire et de l’extra hospitalier. Ils ont choisi de le faire, autant que possible, sans soustraire les patients de leur milieu de vie, comme l'avait fait les hôpitaux et les asiles.

Deux idées motrices :
  • L’institution peut cristalliser une symptomatologie plutôt que favoriser une guérison.
  • Il faut cesser de mettre les patients à l’écart de nos parcours de vie, de notre quotidien, cesser de les stigmatiser.

On assiste donc à la création d’autres institutions complémentaires à l’ensemble des offres hospitalières, complémentaires, mais pas en opposition avec celles-ci !

Les premiers lieux à s’ouvrir sont les centres de santé mentale ; puis on a vu émerger les centres comme le nôtre, des centres conventionnés INAMI. Plus tard suite à la reconversion des lits, on verra s’ouvrir des IHP et des MSP.

Les conventions INAMI.

L'INAMI va accepter un nouveau créneau, celui de la réadaptation psycho-sociale. Des centres vont se créer en s’insérant dans le créneau ouvert par les mouvements mutualistes (fin 1960 débuts 1970). Ce mouvement a mis en évidence que le modèle médical classique est imparfait en ce sens qu'il ne permet pas à une personne de revenir à la « normale ». Pour cela, d'autres besoins doivent être pris en charge et il faut un soutien plus long pour réintégrer le patient dans le circuit de tout le monde, celui là même qui produit des cotisations sociales.

Ceci connote cette approche, elle vise, au moins en partie, un retour à la normale. Le but de cette revalidation est très clairement du domaine de l’autonomie personnelle, de la situation d’habitation ou de celui des activités professionnelles.

En finançant des modes d’intervention ne relevant pas stricto sensu du traitement médical classique (projets globalisants Psycho Socio thérapeutiques), l’Inami va permettre de répondre à la prise en compte de difficultés induites par les problématiques psychiatriques à savoir les conséquences majeures et durables que cela peut entraîner sur l’ensemble de la vie de la personne (famille, étude, travail, ressource, statut ,lieu de vie).

Ces offres sont le plus souvent partielles, leurs modalités de présence étant liées au projet introduit à l’INAMI (centre de jour, 24 h/24, centre de nuit, internat), leur fréquentation est limitée dans le temps.

Le Wops de nuit est une structure particulière, c’est une structure partielle, mais de nuit. En parler dans le fil de la contextualisation faite si dessus nécessite :

  • de revenir sur ce mandat de réadaptation psycho sociale
  • d’expliciter, comment notre institution avec ce mandat pense une prise en charge
  • de vous livrer quelques parcours, quelques séjours…..

Séminaire du mardi 18 octobre 2011

Histoires autour de la folie - année 50 - 70

Quelle approche possible pour une psychiatrie respectueuse de la personne ?

Paule MUXEL Réalisation, Montage, Bertrand DE SOLLIERS Réalisation, Montage, Agnès GODARD Photographie,
Stéphane THIÉBAUD Prise de son, M. DE S. FILMS Maison Prod, SKYLINE Maison Prod, F.R.3. Maison Prod.

Nous continuerons notre voyage dans l'histoire de la psychiatrie à travers les témoignages que Paul Muxel et Bertrand de Solliers ont recueillis autour de Ville-Evrard

La guerre a fait des ravages dans les asiles, les « fous » sont morts de faim. Quand les déportés sont revenus des camps de concentration et ont parlé de leurs expériences, celles-ci se sont avérées si proches de la vie asilaire et si scandaleuses, qu'elles confortent les soignants dans leur révolte. Le choc sera salutaire et permettra une évolution du regard médical et social sur l'asile.

La psychiatrie cherche d'autres approches plus respectueuses des personnes. On met en place de nouvelles structures qui permettent aux malades mentaux de vivre dans la cité, en dehors de l'univers asilaire.

L'asile devient hôpital psychiatrique, les relations entre soignants sont remises en questions. Les traitements médicamenteux qui commencent à avoir un effet soulèvent de nouvelles questions.



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Séminaire du mardi 20 septembre 2011

Histoires autour de la folie, mémoires d'asile

Paule MUXEL Réalisation, Montage, Bertrand DE SOLLIERS Réalisation, Montage, Agnès GODARD Photographie, Stéphane THIÉBAUD Prise de son, M. DE S. FILMS Maison Prod, SKYLINE Maison Prod, F.R.3. Maison Prod.

Nous commenceront l'année par une évocation de l'état de la psychiatrie au sortir de la guerre de 1940. La question de la sorcellerie n'est que reportée, elle sera évoquée dans le courant de l'année.

Depuis la Deuxième Guerre mondiale, les traitements psychiatriques ont beaucoup évolué: à l'enfermement hérité du 19ème siècle s'est substituée la volonté de réinsertion, tandis que le regard médical et social sur la folie évoluait.

Mais comment vivait-on dans les « Asiles de Fous » ? Que faisait-on sans médicaments, sans réels traitements ? Quel était l'univers de vie dans ces lieux d'enferment ? La période de la Seconde Guerre mondiale, a été terrible, famine, mortalité qui aurait été évitable, pourquoi ?

Ville-Evrard, en région parisienne, est un hôpital de santé mentale modèle, tel qu'on les concevait voici plus d'un siècle. Paul Muxel et Bertrand de Solliers donnent la parole à certains de ceux qui y ont vécu ou travaillé, retraçant ainsi la genèse de l'histoire psychiatrique occidentale.
(texte inspiré de la jaquette du dvd)

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Séminaire du mardi 17 mai 2011

Prendre contact avec un « psy » ? Prendre contact avec un patient ?

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Prendre un premier rendez-vous avec un « psy »
. Choisir son thérapeute. Oser parler de soi, se dire... Avant de commencer une thérapie, le patient fait un cheminement que l'on connaît mal.

Dans son film « la première séance » (présenté par Tvidéo France 3), Jacques Miller nous offre des témoignages d'analysés. Ceux-ci nous parlent de leurs vécus, des rencontres ratées ou réussies, du cabinet, de la poignée de main du thérapeute. De toute cette série de petites et grandes choses qui vont permettre ou non une rencontre fructueuse.

Répondre à la demande d'un « psy » venu vous voir dans votre chambre d'hôpital. Le voir à la demande d'une équipe, dans un cadre hospitalier. Se voir attribuer un psychiatre, une référente. Cela peut surprendre le patient qui ne l'a parfois pas même imaginé. Il n'a pas choisi le moment, le thérapeute. Il n'a pas eu l'occasion de faire ce cheminement préalable. Nous le bousculons.

Nous vous proposons une réflexion sur les premiers entretiens à partir de ces témoignages.

Séminaire du 15 mars 2011

Réflexion sur la pratique de liaison.

Rencontre

Que dire d'utile aux équipes soignantes ?
Qu'écrire dans les dossiers informatisés ?
Comment travailler avec des équipes pas toujours réceptives ?
Comment coordonner l'action des psychologues et des psychiatres ?

Je vous propose de nous voir ce mardi 15 mars, à 12 h 30, pour évoquer les questions que pose la liaison.

Séminaire du mardi 21 juin 2011

Accompagner une personne atteinte de malade grave et chronique
au fil de ses séjours à l'hôpital

Eleonor Grislis, mémorante en psychologie, nous proposera quelques pistes mises en évidence par ses recherches.

Un patient qui entre à l'hôpital pour une appendicectomie retourne chez lui en laissant derrière lui l'objet de son malheur.

Au contraire, pour le patient atteint d'une maladie grave ou chronique, l'hospitalisation représente très souvent une nouvelle étape dans le développement de sa pathologie.
Il rentre de l'hôpital avec son mal, mais également avec la fluctuation nouvelle ou accrue de sa maladie. Pour ce patient, la maladie chronique s'intrique dans sa vie. Elle s'insinue lentement dans le corps et dans la pensée de la personne au fil des années. Parfois même, elle lui en dicte le rythme.

Une des questions qui se pose alors au soignant hospitalier, de passage dans la vie de ce type de patient, est : « comment accompagner et soutenir psychiquement chaque personne au mieux durant de son séjour dans l'institution ? »

Séminaire du mardi 15 février 2011

Les clubs thérapeutiques

Freek Dhooghe,
Psychologue,
Coordinateur thérapeutique à « la traversière » de Nivelles.

Un club thérapeutique ? L'association de ces deux mots peut sembler bizarre. Comment un club peut-il être à la fois réellement club et réellement thérapeutique ? La thérapie peut-elle avoir la dimension ludique ou collective évoquée par l'idée de club ? Et pourtant, le « Club thérapeutique » est un des outils par excellence d'une pratique de psychothérapie institutionnelle.

Freek Dhooghe viendra nous expliquer la richesse de cet outil qui a mainte fois montré ses possibilités.

Lien vers le site de la traversière : " la traversière "

Séminaire du mardi 18 janvier 2011

Petite histoire des représentations du corps moderne.
De la mutilation à l’intégrité physique

(séminaire prévus en décembre)


Nathalie Grandjean,
Doctorante en Philosophie (FUNDP/ULB),
Chercheuse au CRIDS (Centre de Recherche en Information, Droit et Société),
FUNDP.

Je présenterai, dans un premier temps, une vision anthropologique des conceptions du corps dans la modernité occidentale. Je m’inspirerai notamment des travaux de David Le Breton et de Bernard Andrieu, qui ont décrit l’histoire des représentations du corps en Occident.

Dans un deuxième temps, je m’intéresserai aux transformations opérées sur les corps, transformations qui vont des mutilations, vécues sous un mode offensif, aux augmentations corporelles, comme les implants ou la chirurgie esthétique.

Je relierai ces pratiques à l’histoire occidentale des représentations des corps, en dégageant la notion polysémique et controversée d’intégrité physique. Cette notion permettra de comprendre les enjeux éthiques, juridiques et sociopolitiques soulevés par les transformations (bio)technologiques des corps dans notre modernité.

Séminaire du mardi 21 décembre 2010 (reporté au 18 janvier)

Petite histoire des représentations du corps moderne.
De la mutilation à l’intégrité physique

Nathalie Grandjean,
Doctorante en Philosophie (FUNDP/ULB),
Chercheuse au CRIDS (Centre de Recherche en Information, Droit et Société),
FUNDP.

Je présenterai, dans un premier temps, une vision anthropologique des conceptions du corps dans la modernité occidentale. Je m’inspirerai notamment des travaux de David Le Breton et de Bernard Andrieu, qui ont décrit l’histoire des représentations du corps en Occident.

Dans un deuxième temps, je m’intéresserai aux transformations opérées sur les corps, transformations qui vont des mutilations, vécues sous un mode offensif, aux augmentations corporelles, comme les implants ou la chirurgie esthétique.

Je relierai ces pratiques à l’histoire occidentale des représentations des corps, en dégageant la notion polysémique et controversée d’intégrité physique. Cette notion permettra de comprendre les enjeux éthiques, juridiques et sociopolitiques soulevés par les transformations (bio)technologiques des corps dans notre modernité.

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