Questions de genre

Alizée Bernard, psychologue


Alizée bernard nous propose quelques références utilisée lors du séminaire « Questions de genre ».


« Je crois fortement qu’on n’est ni homme, ni femme. Juste un corps vivant ». Paul B. Preciado.

Brève partie historique de l’histoire du genre.

Selon le LaRousse, le genre peut-être défini en tant qu’ « ensemble de traits communs à des êtres ou à des choses caractérisant un type, un groupe, un ensemble, sort, espèce ».

Mais d’où vient cette notion de genre ?

Initialement, cette notion est apparue sous le terme « gender » aux Etats-Unis dans les années 50 par le biais d’études sociologiques. Ce mot
arrivera ensuite en France dans les années 70 par le biais de féministes qui cherchent à démontrer les inégalités sociales entre hommes et femme.

Le genre peut donc être perçu comme un construit social, une base pour tenter d’expliquer les choses qui différencient les femmes, les hommes et toute autres personnes qui ne s’identifient pas à l’une de ses catégories (gender fluide, non binaire, agenre, etc.). Le
genre peut donc se percevoir comme une caractéristique de différenciation sociale, comparé au sexe qui est une
caractéristique physiologique.

Notons également que le genre évolue en fonction de la période historique, de la culture, de la société, et il répond à certains stéréotypes. En effet, l’être humain ayant un besoin de catégorisation pour appréhender le monde qui l’entoure, a tendance à se référer à certaines caractéristiques pour définir la manière dont il va s’adresser à quelqu’un. Par exemple, la longueur de cheveux, le port d’une robe ou d’une jupe, va souvent évoquer le genre féminin. Contrairement à une personne avec une coupe courte (dite à la garçonne) ou avec un costard qui sera souvent classer dans un genre masculin. Cependant, si l’on regarde en arrière, les choses n’ont pas toujours été comme cela. A l’antiquité les hommes portaient du rose (symbole de virilité) et des jupes. A la renaissance ils portaient des talons, des perruques
et du maquillage. C’est donc dans un aspect sociétal que les questions de (stéréotypes) de genre se posent.

Il est important de noter que le genre porte plus qu’une notion de société et de catégorisation. Actuellement le genre a une fonction identitaire. Le genre étant différent du sexe et donc du corps, il n’est pas rare d’avoir des personnes qui identifient leur genre différemment de l’aspect strictement physique, ce que l’on va alors aborder dans le spectre de la trans-identité. Avoir un pénis ne veut pas dire être un homme, avoir une vulve ne veut pas dire être une femme. C’est entre autre, l’un des combats menés actuellement par la communauté LGTBQIA+ qui cherche à faire valoir une acceptation des genres différents, non binaires, agenre.

C’est en tant que fonction identitaire que le genre est mis en avant. Que ce soit par les pronoms, le prénom, la façon de se vêtir, etc. Et c’est un élément qui, même s’il n’a pas une place toujours centrale dans le soin, a son importance et qu’il est important de pouvoir écouter. Le fait de pouvoir appeler nos patient.e.s avec le bon pronom, le bon prénom et de savoir comment iels veulent être
abordé.e.s permet d’avoir un cadre plus inclusif et plus respectueux des besoins de chacun.e.s. C’est dans une idée d’éveiller, de sensibiliser, d’expliquer, de questionner, que ce séminaire est proposé. orique de l’histoire du genre.

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