Séminaire du mardi 16 décembre

J'ai mal à mon institution....

Isabelle favry, Psychologue




Nous travaillons dans le secteur de l'aide aux personnes. Nous avons été formés à travailler avec des patients ou des utilisateurs. On nous a parlé d'enfants et d'adolescents, d'adultes et de vieillards, de femmes et d'hommes.

Mais on ne nous a presque jamais parlé des collègues, et pourtant.

Il nous arrive de vivre de grandes tensions au sein de nos équipes, parfois elles durent, d'autres fois elles transforment en disqualifications : ceci représente une violence symbolique importante et génère des souffrances toutes aussi importantes chez les soignants.

Pour

quoi cela se passe ainsi ? Ne sommes nous pas sensés être des adultes « responsables » ? Comment cela se fait-il, alors que nous sommes des intervenants rompus aux phénomènes de violence ?

Je me propose de vous présenter le modèle de Didier Robin (psychanalyste et systémicien, superviseur d'équipe) qui part du constat que réunir des intervenants autour d'un mandat ne suffit pas. Il faut un vrai collectif de travail. D.Robin nous propose alors un modèle de travail institutionnel qui s'appuie sur les désaccords entre collègues et les conflits, comme points d'appui, pour penser les problématiques des patients : transformer la souffrance en un vrai travail collectif et créateur autant pour les intervenants que pour les patients.

Séminaire du mardi 17 juin 2014


La passion thérapeutique



Certains sont accros au travail, qui donne un statut, une identité, une existence.
Pour d’autres, c’est l’heureux alibi pour fuir une vie privée ennuyeuse.
On peut être viscéralement attiré par la détresse humaine, comme le gouffre attire ceux à qui le vide donne le vertige.
Ainsi, un lien intense lie parfois un individu à son métier de thérapeute.
La passion, c’est autre chose.
Le comprendre, c’est aussi comprendre pourquoi la passion ne peut pas être thérapeutique. Jamais ?
Par Jean-Michel Longneaux, philosophe, Université de Namur, conseiller en éthique dans le monde de la santé, rédacteur en chef de la revue Ethica Clinica
Co-organisé par le comité d'éthique et le service de psychiatrie de HIS.

Séminaire du 18 février


Amour, Passion & Jalousie

Nicolas Grimaldi (philosophe), présenté par Daniel Desmedt (psychiatre)

Le séminaire se fera à partir d'une conférence filmée où le philosophe Nicolas Grimaldi parle de l'amour et de la passion amoureuse. Pour mieux cerner l'un et l'autre, il évoque la jalousie pathologique.

Séminaire du mardi 21 mai 2013


Le diable au corps

Dr Philippr Woitchik, psychiatre, psychothérapeute, responsable de la consultation d'ethnopsychiatrie au CHU de Brugmann, CRP Les Maronniers de Tournai.

Exorcisme, pilules et belles paroles




Ce séminaire est organisé en collaboration avec le comité d'éthique des hôpitaux IRIS sud (HIS).

Une souffrance ne s’exprime pas de la même manière d'une culture à une autre. Chez nous, aujourd’hui, il faut parler, mettre des mots sur les émotions. Dans d'autres cultures, ou à d'autres époques, l'on a pu préconiser de se taire ou au contraire encourager des manifestations plus théâtrales. Dans d’autres encore l’on passe plus par le corps.

Parmi ces formes d’expression de la souffrance, une des plus déroutantes pour le monde médical est sans doute la possession. Comment recevoir nos patients lorsqu’ils évoquent une possession par un esprit ou une histoire de sorcellerie ?

L’enjeu est important du point de vue éthique tant pour un meilleur accueil de nos patients et leurs familles que pour éviter de graves erreurs de diagnostic.

L'expérience de la clinique ethnopsychiatrique nous a appris à établir un lien entre ces discours "culturels" et notre nosographie médicale et psychiatrique. Nous verrons par exemple que les phénomènes de possessions sont plus proches d’un syndrome post-traumatique que d’une psychose.

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