Textes des orateurs

à mon corps défendant

Stéphane Godefroid

Qu’il s’agisse de la vie quotidienne occidentale ou des différentes disciplines de la recherche scientifique, le corps y occupe désormais une place prépondérante. Pourtant la pensée du corps, le plus souvent superficielle et redondante, demeure pour le moins aporétique et ce depuis l’institution même de sa problématisation. L’ensemble des sciences et des « sciences » humaines ne semblent pas non plus à même de toucher au corps sans d’emblée « le signifier ou le faire signifier » et n’ont finalement pas grand-chose à nous dire sur le corps en tant que tel.

Au travers de la mise en évidence des principales difficultés qui se sont imposées à l’homme pour penser le corps, je m’efforcerai de comprendre pourquoi fondamentalement, le corps, notre ouverture au monde, demeure à ce point fermé à la pensée et développerai quelques-unes des principales conséquences de cette fermeture.

Stéphane Godefroid

" La voix du psy"

Vladimir Zelinka
Bibliographie
  1. Hammond, D.C. (1990) Handbook of hypnotic suggestions and metaphors. New York: Norton, 11-44.
  2. Hoareau J., Hypnose clinique. Masson. Paris (1992).

Les jeux vidéo produits de la culture adolescente

Yann Leroux, docteur en psychologie, psychanalyste

Les jeux vidéo produits de la culture adolescente

Vous trouverez l'enregistrement de l'intervention de Yann Leroux sur le site de yakapa. Je vous propose ici, un autre texte de Yann Leroux, trouvé sur son site.

Partout, des ruines, des cris, des explosions. Dans mon HUD, des informations tactiques défilent. Certaines me sont essentielles. La plupart me sont connues, et leur familiarité m’est rassurante. « Nouvel objectif. Nouveau connecté. Nouvelles pertes ». Je suis dans un univers connu qui change à tout instant. À tout moment, l’horizon de nouveauté, avec son lot de bonnes et de mauvaises surprises. Et puis cet horizon se transforme à nouveau en choses connues, reconnues et mille fois vues. C’est à la fois une déception, et un soulagement.

Voyages au bord de la mort, Alpinisme, apnée et soins palliatifs

Le titre est un peu provocant, je le conçois....

L’idée m’en était venue à l’époque où je travaillais en soins palliatifs, avec le Docteur Daniel Van Daele. J’avais lu l’un ou l’autre article sur ce que vivaient des alpinistes à plus de 8000 mètres d’altitude, sans oxygène. Et d’autres articles à propos des pratiquants de la plongée en apnée, à l’image du film « Le grand bleu ». J’avais été frappé par les sensations décrites par ses pratiquants de l’extrême. Ils semblaient avoir des vécus similaires à ceux de certains patients en toute fin de vie. Je me demandais ce que ces sportifs allaient chercher au bord de la mort, et si leurs récits pouvaient éclairer ce qui advenait dans certaines situations palliatives.

Les clubs thérapeutiques

Freek Dhooghe

Je vous propose de faire une introduction sur cette notion du club thérapeutique. Nous pourrons prendre après un peu de temps pour échanger à partir de cette notion. Commençons par le plus facile : ce qu’un club thérapeutique n’est pas. Ce n’est pas un club de vacances, ce n'est pas un club de loisirs.

Qu'est-ce qu'un club thérapeutique ?

Ce n’est pas un modèle, ce n’est pas un truc qu’on peut copier-coller. Ce n’est pas une boîte qu’on installe et puis on dit, ça y est. Ce club thérapeutique est basé sur plusieurs principes, et introduit un processus, un mouvement qui peut s’installer, un outil qui doit s’inscrire dans une réflexion et une pratique continue. C’est un outil qui doit tenir compte du lieu précis, des gens concrets, d’un collectif à construire et reconstruire d’une façon permanente.

L’image qu’on peut utiliser est la suivante : ce n’est pas un distributeur de coca, mais un bar où l'on boit du coca et où l’on se rencontre. Et il y a des jours où la rencontre est fructueuse et des jours où la rencontre ne l'est pas. En tout cas, la possibilité de la rencontre est créée.

Les limites de l'humain

Chantal Labelle

Les limites de l'humain

Par Chantal Labelle, biologiste, doctorante en bioéthique à l'ULB et à l'Université de Montréal, membre du comité d'éthique d'IRIS.

Introduction

Modifications génétiques, recherche sur l'embryon, insertion de puces dans le cerveau, nanotechnologie... Les nouvelles technosciences questionnent, c'est le moins que l'on puisse dire. Elles modifient notre environnement (OGM, technologies de l'information, prothèses...), mais aussi l'humain lui-même. Est-ce que l'humain sera encore humain une fois lié intrinsèquement à ces technosciences ? Ces dernières nous renvoient donc à une question primordiale : qu'est-ce que l'humain ? Le propos de ce texte porte sur des avancées technoscientifiques qui remettent en question notre vision de l'être humain. Le statut de l'embryon et celui de l'artifice seront questionnés. Les nouvelles possibilités dans le domaine de l'intelligence artificielle, en manipulation génétique et en xénotransplantation ainsi que le mouvement qui prônent leurs développements - le transhumanisme - seront présentés. Pour débuter, un parallèle sera établi entre la question des limites de l'humain et celle de la vie.

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