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Séminaire du mardi 17 juin 2014


La passion thérapeutique



Certains sont accros au travail, qui donne un statut, une identité, une existence.
Pour d’autres, c’est l’heureux alibi pour fuir une vie privée ennuyeuse.
On peut être viscéralement attiré par la détresse humaine, comme le gouffre attire ceux à qui le vide donne le vertige.
Ainsi, un lien intense lie parfois un individu à son métier de thérapeute.
La passion, c’est autre chose.
Le comprendre, c’est aussi comprendre pourquoi la passion ne peut pas être thérapeutique. Jamais ?
Par Jean-Michel Longneaux, philosophe, Université de Namur, conseiller en éthique dans le monde de la santé, rédacteur en chef de la revue Ethica Clinica
Co-organisé par le comité d'éthique et le service de psychiatrie de HIS.

Séminaire du mardi 20 mai 2014

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Une passion intraitable

Steve Jobs, ou l'éloge de la manie


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Aujourd'hui, le discours social, celui de la prévention, de la santé comme celui de la publicité, parle d'un être humain idéal. La personnalité, les désirs, les émotions semblent être au minimum une déviance par rapport à la norme, et sont éventuellement catalogués comme des troubles psychiques.

By mylerdude (Flickr) [CC-BY-2.0, via Wikimedia CommonsUne des modes récentes en psychiatrie est l'identification du trouble bipolaire, entité qui perturbe l'idéal de normalité : il n'est acceptable qu'en tant que pathologie nécessitant un traitement pharmacologique.

Loin du politiquement correct, il sera question ici de ce que l'on pourrait appeler la structure mélancolique, comme façon de voir le monde et de vivre sa vie. Considérée dans sa complexité, dans ses relations avec l'histoire personnelle, la mélancolie, ou maniaco-dépression, révèle souvent une force créative.
Steve Jobs, le fondateur de Apple en est probablement un exemple. L'évocation de sa vie, en référence à la psychanalyse et au livre de Jacques Hassoun "Les passions intraitables", apporte un éclairage sur la nécessité parfois vitale de la passion.

Daniel Desmedt, psychiatre, chef de service de psychiatrie (HIS), photographe

Séminaire du mardi 18 mars 2014

Écriture et passion

Étymologiquement, la passion, c’est la souffrance
Quelle souffrance ?
Souffrance de qui ? De quoi ?



Nous tenterons d’approcher cette force mystérieuse et autonome qui possède et perturbe l'individu et dont il n’a pas le contrôle, par le biais de la littérature.
Au travers de fragments de textes littéraires lus ensemble, nous écouterons ce que les écrivains ont à dire de l’acte d’écrire. Comme un éclairage sur les êtres de passion que nous sommes...


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Séminaire du 18 février


Amour, Passion & Jalousie

Nicolas Grimaldi (philosophe), présenté par Daniel Desmedt (psychiatre)

Le séminaire se fera à partir d'une conférence filmée où le philosophe Nicolas Grimaldi parle de l'amour et de la passion amoureuse. Pour mieux cerner l'un et l'autre, il évoque la jalousie pathologique.

Séminaire du mardi 21 janvier 2014


De la passion à la passion du jeu

Serge Minet était Thérapeute clinicien et fondateur de la Clinique du jeu pathologique de l'hôpital Brugmann (ULB). Il est l'auteur de « Ne dites pas à mon fils que je joue – Une logique de la dépendance. » Editions Racine.

Aussi comédien, il a créé un modèle thérapeutique qui utilise les arts de la scène et du théâtre.

Une maladie de la modernité

Passion des jeux de hasard et d’argent, passion des jeux de rôles sur Internet, passion de la fièvre acheteuse, passion de la passion. La démesure de ces passions, qui sont aussi des passions avec l’extrême, nous raconte des histoires exceptionnelles qui arrivent à des gens ordinaires.

L’accompagnement psychologique les aide à lutter contre la toute-puissance de leur passion. Mais comment transmettre, au terme d’une longue pratique clinique, le colloque singulier qui se tient avec ces hommes et ces femmes fatigués par leur passion ?

Transmettre, c'est prendre le risque de dévoiler le lien particulier qui se tisse entre le thérapeute et le patient, dans l’antre des secrets. Si la thérapie est un chemin initiatique pour le patient, c’est une école d’ouverture d’esprit, d’humilité et de persévérance pour le thérapeute.


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Photo de Liliane Roubaudi sous licence CC

Séminaire du mardi 19 novembre 2013

Déborah Damblon est libraire à « La Licorne » (Uccle) et spécialiste de la littérature pour adolescent et jeune adulte.
Elle participe à des émissions radios comme « la librairie francophone », les « Chronique Deborah Damblon » sur la RTBF.


Une vie en livres

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Lire pour s'évader,
lire pour découvrir,
lire pour ne pas sentir,
lire pour ressentir,
lire pour se poser des questions,
lire pour trouver des réponses,
lire pour explorer,
lire pour voyager,
lire pour éviter,
lire pour se projeter dans d'autres vies,
lire pour en parler,
lire pour trouver les mots qui nous manquent.

Que de fonctions la lecture peut occuper !
Déborah Damblon, libraire et spécialiste de la littérature pour adolescent et jeune adulte, viendra en parler avec nous.



Séminaire mardi du 15 octobre 2013.


Vignette clinique

Justine Guillet, psychologue

A partir d'une situation clinique, Justine Guillet nous parlera d'une intervention inhabituelle dans le déroulement de la cure et de ses effets.

Elle évoquera les notions théoriques de la jouissance et du Réel tels que Lacan les a formalisés, ainsi que la conception lacanienne de la subjectivité avec en toile de fond un questionnement sur ce qui distingue, dans l'abord des symptômes et de leurs excès, la perspective psychanalytique et la perspective médicale.

Séminaire du mardi 17 septembre 2013

Penser (avec) les morts, panser les liens.

Laura Perichon, psychologue

Penser (avec) les morts, panser les liens.



Laura Perichon a exploré les relations que les endeuillés entretiennent aujourd'hui avec un proche décédé.

Les personnes rencontrées témoignent d'une grande diversité de relations avec leurs morts. Une lecture ethnopsychologique de leurs récits permet de mettre en évidence les grandes lignes culturelles et les inventions personnelles qui sous-tendent ces interactions dans le cadre d'un deuil.

On peut alors voir apparaître des êtres qui font agir les vivants et pour lesquels ceux-ci posent des actes précis afin de les transformer en de « bons morts » faute de quoi morts et vivants risquent de se retenir mutuellement dans un non-devenir, réduisant les possibilités de chacun.

Séminaire du mardi 18 juin 2013

Psychisme et chirurgie bariatrique

Isabelle Favry et Anne-Marie Hassoun, psychologues et psychothérapeutes.

Isabelle Favry a eu plusieurs occasions de suivre des patients ayant vécu une chirurgie bariatrique.

Anne-Marie Hassoun voit des patients hospitalisés, elle les rencontre généralement après l'intervention chirurgicale. Elle suit en ambulatoire ceux qui le souhaitent.

Ni l’une, ni l’autre nous n'avons jamais participé au processus de sélection qui précède cette chirurgie. Nous intervenons après. C’est donc d’une position particulière que nous parlerons de la part du psychisme dans la chirurgie bariatrique.

    Quelle est la place d'un psychologue ou d'un psychiatre dans ce travail ?
    Quelle est la place de la vie psychique dans les problèmes d'obésité ?
    Quelle est la place de la vie psychique dans les complications postchirurgicales de la chirurgie bariatrique ?
    Dans les échecs de la chirurgie ?

Nous vous proposerons des pistes de réflexions et des hypothèses de recherches dans le domaine.

Séminaire du mardi 21 mai 2013


Le diable au corps

Dr Philippr Woitchik, psychiatre, psychothérapeute, responsable de la consultation d'ethnopsychiatrie au CHU de Brugmann, CRP Les Maronniers de Tournai.

Exorcisme, pilules et belles paroles




Ce séminaire est organisé en collaboration avec le comité d'éthique des hôpitaux IRIS sud (HIS).

Une souffrance ne s’exprime pas de la même manière d'une culture à une autre. Chez nous, aujourd’hui, il faut parler, mettre des mots sur les émotions. Dans d'autres cultures, ou à d'autres époques, l'on a pu préconiser de se taire ou au contraire encourager des manifestations plus théâtrales. Dans d’autres encore l’on passe plus par le corps.

Parmi ces formes d’expression de la souffrance, une des plus déroutantes pour le monde médical est sans doute la possession. Comment recevoir nos patients lorsqu’ils évoquent une possession par un esprit ou une histoire de sorcellerie ?

L’enjeu est important du point de vue éthique tant pour un meilleur accueil de nos patients et leurs familles que pour éviter de graves erreurs de diagnostic.

L'expérience de la clinique ethnopsychiatrique nous a appris à établir un lien entre ces discours "culturels" et notre nosographie médicale et psychiatrique. Nous verrons par exemple que les phénomènes de possessions sont plus proches d’un syndrome post-traumatique que d’une psychose.

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